Assurance-vie et livrets d’épargne : la base de l’investissement

Les premiers placements d’un investisseur sont souvent les livrets d’épargne, qui garantissent une parfaite liquidité et une petite rémunération. L’assurance-vie fait également partie des chouchous des épargnants, qui apprécient le placement garanti des fonds en euros. Mais comment rendre ces placements éthiques ?

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Souvent parmi les premiers placements réalisés par les Français, l’assurance-vie et les livrets d’épargne séduisent par leur simplicité, mais aussi la garantie du capital qu’ils offrent. De plus en plus d’options sont disponibles pour les épargnants, qui peuvent décider de flécher leurs économies vers des solutions de plus en plus éthiques et responsables.

Les fonds euros, souvent opaques

Tout n’est pourtant pas gagné pour l’assurance-vie, dont la composante principale, c’est-à-dire les fonds euros, manquent de transparence. En cherchant où sont investis ces fonds, on peut obtenir quelques informations : en général, ils sont placés en obligations, une partie pouvant être investie dans des actifs immobiliers ou d’autres produits alternatifs, mais considérés comme stables. Toutefois, il est très compliqué d’en savoir plus, même concernant la géographie des investissements.

Les unités de compte, alliées de l’ISR

Les unités de compte en revanche permettent de flécher beaucoup plus facilement l’argent placé en assurance-vie vers des fonds responsables. Attention, car dans ce cas, le capital n’est pas garanti. Mais le rendement attendu est en revanche plus élevé. Les unités de compte permettent d’investir dans des fonds d’investissement en actions, ou investis dans d’autres types d’actifs : il est même possible aujourd’hui d’investir dans l’immobilier ou le private equity via son contrat d’assurance-vie.

Gestion libre vs gestion pilotée

Lorsque vous souscrivez un contrat d’assurance-vie, vous avez le choix entre la gestion pilotée, aussi appelée gestion sous mandat, et la gestion libre. Dans le premier cas, vous déléguez à l’assureur la gestion de votre contrat. Cela rend plus compliquée la gestion responsable, sauf si vous souscrivez un contrat dédié. La deuxième option, soit la gestion libre, vous permet de choisir les fonds dans lesquels vous investissez et donc de privilégier les placements verts. Il vous faudra par contre y dédiée un peu de temps.

Les livrets d’épargne : un placement local

Livret A, livret de développement durable (LDD), livret d’épargne populaire (LEP)… Les livrets d’épargne ont un taux de rémunération très faible, mais ils permettent de toucher des intérêts tout en conservant la liquidité de l’argent placé – c’est-à-dire que vous pouvez le retirer à tout moment. Et bonne nouvelle : la majorité de l’argent placé dans ces livrets est réinvesti localement par la Caisse des dépôts, qui gère cette épargne. Les fonds bénéficient donc à des projets de logements sociaux (en grande majorité), de construction de tramways, d’écoles, etc., dans votre département. Une petite partie est aussi investie en actions, notamment françaises*.

Le LDD, un livret dédié à l’épargne durable et solidaire

Le livret de développement durable et solidaire, appelé LDD ou LDDS, est un livret qui a pour objectif, à travers votre épargne, de financer des projets responsables et solidaires. Bien qu’il soit compliqué de savoir avec certitude où est utilisé l’argent collecté par la Caisse des dépôts, de nombreuses associations s’y intéressent. Zéro Fossile**, initiative internationale s’adressant aux investisseurs institutionnels du monde entier, enjoint ainsi les acteurs comme la Caisse des dépôts de mieux flécher l’épargne des citoyens, notamment en évitant de financer des acteurs qui exploitent ou commercialisent gaz et pétrole.

Sources :
* Étude menée par le laboratoire techniques, territoires et sociétés (Latts) de l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée
** france.zerofossile.org