Chaque euro épargné dans un livret d’épargne est utilisé par la Caisse des dépôts ou les banques pour financer des projets, dont une grande partie concerne le logement social.

Lorsque l’on place son épargne sur un livret, il est légitime de se demander à quoi va servir cet argent. Qu’il soit centralisé par une banque ou un organisme public, il sera utilisé pour financer différents types de projets. Faisons un tour d’horizon de l’impact que peut avoir votre épargne sur des projets en ligne avec vos convictions. 

LDDS, livret A, LEP

Parmi les principaux produits d’épargne, on retrouve le livret développement durable et solidaire, aussi appelé LDDS, le livret A et le livret d’épargne populaire, ou LEP.

Pourquoi parler de ces trois livrets de manière groupée ? Parce qu’une grande partie des fonds récoltés est centralisée par le même organisme, la Caisse des dépôts, une institution financière publique.

Pour rappel, le LDDS et le livret A sont tous deux ouverts à tous. Ils sont rémunérés à 0,75 % et plafonnés à 12 000 euros pour le LDDS et 22 950 euros pour le livret A. Le LEP est quant à lui réservé aux personnes disposant de revenus modestes : 19 779 euros pour une part fiscale, ou 30 343 euros pour deux parts. Il est plafonné à 7 700 euros et est rémunéré à 1,25 %.

Financement du logement social

Au total, 253 milliards d’euros ont été centralisés en 2018 par la Caisse des dépôts en provenance de ces trois livrets, et la majorité de cet argent a servi à financer des logements sociaux. Selon le dernier rapport de l’Observatoire de l’épargne réglementée, 300 000 logements sociaux ont pu être construits ou achetés grâce à cet argent entre 2016 et 2018.

Crédits aux petites entreprises

Si une grande partie de cet argent est centralisé par la Caisse des dépôts, mais il reste tout de même 182 milliards d’euros de livrets réglementés qui sont restés dans les caisses des banques en 2018. La majorité de cet argent a servi à financer des petites et moyennes entreprises. En effet, les banques ont l’obligation de dédier au moins 80% de ces fonds au crédit pour les PME.

En outre, 10% des fonds gardés par les banques servent à financer des projets contribuant à la transition énergétique ou à la réduction de l’empreinte climatique. Les 10% restant ne sont soumis à aucune réglementation.

La Caisse des dépôts et les banques ont longtemps été par le passé très critiquées pour la gestion opaque de cet argent. Mais la transparence est de plus en plus présente ! La loi pour la transparence dans l’utilisation de l’épargne énergétique votée cette année permet à l’Observatoire de l’épargne réglementée de suivre les fonds collectés sur les livrets en matière de transition énergétique. Elle oblige aussi la Caisse des dépôts à présenter chaque année sa stratégie de désinvestissement des activités incompatibles avec l’Accord de Paris. C’est notamment le cas des entreprises qui tirent une partie de leur chiffre d’affaires de l’exploitation du charbon. 

Les livrets solidaires, une autre alternative

D’autres produits comme les livrets solidaires permettent de partager les intérêts perçus chaque année avec des associations. Certains livrets solidaires ont une approche un peu différente. Ils utilisent les fonds récoltés non pas pour réaliser des dons, mais pour octroyer des prêts à des projets de l’économie sociale et solidaire.

Pour trouver ces livrets, vous pouvez consulter le comparateur réalisé par Investir éthique : 

Notre comparateur de livrets d’épargne solidaire 

Il existe de nombreuses façons de rendre plus responsables vos placements habituels, par exemple votre assurance-vie ou même votre épargne salariale. Jusqu’à, pourquoi pas, avoir une gestion de votre patrimoine 100% responsable.